Le 29 mai 2019; les Echos Executive commentaient le dernier livre d’Isaac Getz « Leadership sans Ego ». « L’inégalité de traitement entre les différents employés détruit la culture d’entreprise. Quand vous ne vous appliquez pas le même traitement qu’à ceux qui travaillent pour vous, vous n’êtes plus un leader. Vous obtiendrez le respect par l’équité. » Cette trilogie leader-respect-équité fait partie de la base du fonctionnement des entreprises libérées du pouvoir hiérarchique descendant.

L’OMS définit l’équité comme l’absence de différences évitables entre différents groupes de personnes. Pour prendre un exemple concret en entreprise, l’égalité serait d’offrir un cours d’anglais de 6 mois à toute personne demandeuse de progresser en anglais. L’équité est de donner des cours d’anglais aussi longtemps que nécessaire à chaque personne en fonction de son niveau initial, afin que chacune atteigne le niveau désiré final. L’équité permet d’éviter la différence finale entre 2 personnes de niveaux initiaux différents. L’équité considère les besoins précis de chaque personne. C’est aussi ce que fait le coaching. Le coaching n’est pas un outil clé en main à appliquer à différentes personnes. Chaque coaching diffère en fonction des besoins de chaque personne. Par ailleurs, l’équité pose les bases d’une confiance réciproque dans les organisations. L’équité permet d’exprimer le respect et permet de le ressentir. C’est également un gage puissant de bien-être. « Je me sens bien dans mon entreprise, parce que je suis traité en toute équité, je me sens respecté en tant que personne. » »

En coaching, l’équité est au coeur de la relation coach-client. Le coach estime que le client est expert de sa vie. Le coach est là pour faire découvrir une ou des options au coaché. Pour cela, il ne donne pas de conseils directs, ni d’avis, encore moins de jugements de valeurs. Il va se concentrer sur l’essence de la préoccupation du coaché et des voies de résolutions. Par un questionnement puissant, il va amener le coaché à prendre conscience de sa réalité, de son fonctionnement, de son environnement. Le respect des qualités humaines de chaque personne est très fort. Le coach a une posture très humble. Les entreprises libérées du pouvoir hiérarchique, fonctionnent dans cet environnement d’humilité. 

Elles respectent les valeurs humaines de chacun. Le coaching permet de vivre, de ressentir et donc d’apprendre le fonctionnement de cette relation humaine basée sur l’équité et l’acceptation de l’autre dans sa totalité. Le coaching met l’humain au coeur de la relation. Cette relation respectueuse de la valeur de la personne, de l’équité entre deux personnes, est la relation qui existe entre les personnes travaillant en entreprise libérée.

Dans une séance de coaching, il n’y a pas un sachant et un attendant de solutions. Le coach accompagne son coaché à trouver ses propres options et mises en actions. Il y a un respect profond de la qualité du coaché en tant qu’être humain doué de conscience, de raison, et de ses propres solutions. Le coach l’éclaire vers ses options, il ne lui dit pas ce qu’il a à faire. La position n’est pas hiérarchique ou autoritaire, elle est basée sur le respect de l’autre. C’est cette posture équitable que sont invités à prendre les nouveaux leaders des organisations libérées du rapport hiérarchique.

En début de séance de coaching, le coach va être attentif au cadre de la séance. Il va éviter de mettre une table entre lui et son coaché. Les chaises ou autres sièges confortables pour le coaché, sont positionnés côte à côte de biais pour éviter le face à face qui peut être vécu comme un rapport de force. Cette mise en scène illustre l’attention et l’intention données à l’égalité de traitement entre deux collaborateurs. Cette intention expérimentée en coaching peut être pratiquée lors de tous les échanges en entreprise. Cette intention demande juste quelques secondes d’attention qui transforment les échanges en moments de respect mutuel. Cette intention va au delà de ce seul aménagement de l’espace.
Le coach en début de séance va poser son cadre éthique et s’engager au non- jugement. C’est une manière de dire « je suis ton égal, je te considère pour qui tu es, tu es maître de tes actions ». Le respect de l’autre et de sa situation sont posées. Ce non-jugement est un vécu très fort de l’équité. Il retire toutes les méfiances liées à un pouvoir souvent jugeant quand la hiérarchie est descendante.
L’expérience du coaching permet de vivre et d’apprendre aux entreprises en transformation vers plus d’humanisme comment introduire plus d’équité et de respect au coeur de leur fonctionnement. Cette équité est indispensable aux fondements d’une culture d’entreprise forte, respectueuse et confiante.

Peu d’outils permettent d’instaurer l’équité dans les organisations. Le coaching le peut.