Coaching & Entreprise libérée : cadre de confiance et valeurs à vivre.

Une séance de coaching démarre par un cadre éthique posé par le coach. « De quoi as-tu besoin pour te sentir en confiance ? » Nous n’avons que peu l’occasion de réfléchir à cette question rarement posée. La confiance est souvent abordée de manière négative par un fameux « je n’ai pas confiance en eux, en lui, en elle, ou en moi ». La confiance est très souvent une expérience subit, parce qu’on oublie de l’utiliser de manière pro-active comme un ingrédient incontournable à un bon fonctionnement.

« De quoi ai-je besoin pour me sentir en confiance ? », ouvre déjà la porte de celle-ci parce que la communication est directe, et qu’un sujet inhabituel, qui pourrait fâcher, est tout de suite abordé et posé. Cette question est une question d’adulte à adulte. Le client est considéré, il se sent reconnu comme une personne ayant des besoins et capable de les identifier et les exprimer. On ne pense pas à sa place en choisissant ce qui est bien pour lui ou ce dont il a besoin, ou encore pire en présupposant qu’il a tout ce qu’il faut. Cette question montre l’intention sincère du coach de créer un climat serein et authentique. L’intention est un des 4 leviers de la confiance. La crédibilité, la fiabilité, l’intimité sont les 3 autres. En coaching, l’intimité est créée par une relation confidentielle entre deux personnes, qui vont partager des situations impliquant des émotions, des états d’âme, des envies, des projets, des valeurs personnelles. La crédibilité des deux personnes réside dans la demande faite par l’une à l’autre, au nom du professionnalisme certifié du coach. L’écoute efficace du coach, la prise de conscience qu’il saura créer par son questionnement puissant développeront à travers les séances la fiabilité du coach aux yeux de son client Les 4 ingrédients de la confiance sont donc expérimentés dans un coaching. Vivre cette expérience de confiance, fait progresser le participant. L’environnement coaching lui donne accès à un monde où l’intention est positive et constructive. Le coaching pose le cadre de confiance comme un incontournable. C’est aussi le cas dans la philosophie de l’entreprise libérée complètement organisé autour de la confiance.

La confiance est un vaste sujet négligé qui fait surface presque systématiquement dans les organisations en transformation managériale. Dans les sondages internes d’étude de satisfaction des organisations, les questions posées sont souvent sur la confiance donnée. « Avez vous confiance dans vos supérieurs directs? » Serait-ce un besoin de la hiérarchie de se rassurer ? Qu’en est il des supérieurs au dessus ? Qu’en est il de la confiance avec ses homologues ? Qu’en est il de la confiance envers vous ? C’est à dire la confiance reçue. La confiance est à double sens, elle se donne et elle se reçoit. En début de coaching, le coach peut demander « De quoi as tu besoin pour avoir confiance, là maintenant ? Et par rapport à moi, de quoi as tu besoin pour avoir confiance ? ». La confiance est bien abordée sous différents aspects, ce qui augmente son champ d’application.

Pour le client de séances de coaching, réfléchir à cette question « De quoi ai-je besoin pour me sentir en confiance ? » l’habitue à être à l’écoute de ses besoins et à les exprimer. Cela peut être « j’ai besoin d’être au calme, j’ai besoin que vous soyez dans la bienveillance…. ». Etre à l’écoute des besoins est au coeur du fonctionnement d’une entreprise libérée. Quels sont mes besoins ? et quels sont les besoins de l’entreprise ?

La parole libérée invite à exprimer ses besoins pour réaliser son travail ou mettre ses compétences au service des besoins de l’entreprise. C’est du reste la jonction entre les besoins de l’entreprise et les besoins de la personne qui sont les fondements du bien- être dans une organisation. Si l’on peut exercer son activité dans cette espace de rencontre de ces 2 besoins, on se sent utile en faisant ce que l’on aime. Le coaching entraîne donc à réfléchir à ses besoins, et à les exprimer, et c’est nous l’avons vu une clé de la philosophie entreprise libérée.

La bienveillance est le second élément éthique que le coach va poser en début de séance. En veillant à faire du bien, Il ou elle s’engage à pratiquer le non jugement. Il va accueillir les émotions et accepter les propos émis de manière inconditionnelle. Le coach qui aura entendu les besoins de son client va émettre son engagement à satisfaire ses besoins. Cette pratique est exactement celle du leader accompagnateur, dont le rôle principal est de créer un climat de confiance en étant à l’écoute des besoins des collaborateurs de son équipe. L’engagement émis par le coach est modélisant.. Il va du reste demander au client d’exprimer son engagement à son tour. « Et vous, en quoi vous engagez vous vis à vis de moi ? »
Une séance de coaching démarre donc clairement par un engagement éthique réciproque. Les valeurs sont posées et elles vont être vécues durant la séance : Confiance, confidentialité, bienveillance, authenticité, écoute, empathie…. Ces valeurs souvent écrites sur les murs ou dans les livrets d’accueil des entreprises ne suffisent pas à les vivre. Les entreprises ont du reste souvent du mal à comprendre ce que les consultants signifient par « vivre les valeurs ». Le coaching fait vivre cette expérience, il permet de le sentir, et surtout de s’en inspirer pour reproduire la posture. Tout au long de la séance de coaching, les valeurs posées au départ, donne le ton de la séance. Ce cadre de valeurs posé permet le lâcher prise du client qui peut entrer dans sa séance en étant libéré de toute crainte, de tout jugement, de toute malveillance, libéré de toute zone de danger. Avec ce cadre posé, la séance démarre dans un espace de liberté : Liberté d’expression, liberté des émotions, liberté d’être écouté, liberté de réfléchir, liberté du silence. Cet espace est devenu rare, et c’est pourquoi le coaching est à considérer comme un moment d’exception à savourer par le client ou les entreprises qui vont le pratiquer.